06/12/2006

Homoparentalité au Quebec

Le samedi 02 décembre 2006

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Marie-Claude Carrière et sa petite famille. Pour les experts, le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme la sociologue Anne-Marie Ambert. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »
Photo Le Soleil, Patrice Laroche

Grandir dans une famille homoparentale

Caroline Beauchamp

Le Soleil

Vous êtes de ceux qui croient qu’un enfant doit nécessairement avoir un père et une mère pour s’épanouir et grandir sainement ? Que l’infécondité naturelle d’une union entre personnes de même sexe permet de conclure que « ce n’est pas naturel », et donc, pas souhaitable ? Anne-Marie Ambert, sociologue de la famille à l’Université de York, a entendu ces arguments nombre de fois. « Les gens pensent que la famille traditionnelle, qui présente le modèle féminin et le modèle masculin, est la recette idéale, souhaitable au développement harmonieux de l’enfant, notamment au plan de son identité sexuelle », explique-t-elle. Or, il semble bien que cette croyance gagnerait à être actualisée. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme-t-elle sans ambages. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »

Même son de cloche chez Line Chamberland, sociologue à l’UQAM. « Le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent, ça n’a rien à voir », dit-elle.

À leur avis, le défi des enfants élevés par des parents de même sexe se situerait plutôt sur le plan des préjugés sociaux. L’enfer, c’est les autres ? Pas nécessairement, si l’on en croit l’expérience d’une famille de Québec.

00:24 Écrit par Nanesse dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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